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Expert - Evaluation de projet - Invitation à soumissionner

AMÉLIORER LA GOUVERNANCE DU SECTEUR DE LA SECURITE AU MALI 
Termes de références - Evaluation finale 
Invitation à soumissionner

Période couverte par le programme : Janvier 2017 - Juin 2021
Lieu : Bamako et au domicile 
Date limite de candidature : 23.06.2021
Type de contrat : Contrat de prestation de service
Langues requises : Français
Durée prévue : 21 jours de travail entre le 1.07.2021 et le 13.08.2021

Dans le cadre de son programme national au Mali, financé par les Pays-Bas, la Division Afrique subsaharienne du DCAF vous invite à soumissionner à l’appel d’offres décrit ci-dessous pour le recrutement d’un prestataire chargé de procéder à l’évaluation finale du projet « Améliorer la gouvernance du secteur de la sécurité au Mali ».

Les soumissions doivent être envoyées électroniquement jusqu’au 20.06.2021 à l’adresse africa.programme@dcaf.ch , en mentionnant en objet « Appel d’offres Mali – EVALUATION FINALE » 

La soumission doit être rédigée en français et assortie d’une durée de validité minimum de 30 jours. Les services proposés seront examinés et évalués en fonction de l’exhaustivité et de la conformité de la soumission avec les critères indiqués dans les Termes de Référence ci-dessous et du coût global de la prestation. La soumission qui répondra à l’ensemble des exigences et possèdera le meilleur rapport qualité/prix sera sélectionnée aux fins d’attribution du contrat.


DESCRIPTION DE L’APPEL D’OFFRES

1.    La Division Afrique Sub-saharienne du DCAF 
Le DCAF – Centre pour la Gouvernance du Secteur de la Sécurité (www.dcaf.ch) s’est engagé à améliorer la sécurité des personnes et des États dans lesquels elles vivent, à travers l’application d’une gouvernance démocratique, de l’état de droit et du respect des droits humains. Pour atteindre cet objectif, le DCAF travaille aux côtés des États partenaires et des acteurs internationaux qui les soutiennent, dans le but d’améliorer leur gouvernance sécuritaire à travers des réformes intégratrices et participatives. A cet effet, le DCAF élabore des outils de connaissance innovants, promeut les normes et les bonnes pratiques, fournit des conseils juridiques et stratégiques, et soutient le développement des capacités des acteurs étatiques et non-étatiques du secteur de la sécurité.

La Division Afrique Sub-Saharienne du DCAF s’appuie sur une trentaine de collaborateurs permanents et d’experts techniques et intervient à partir du siège à Genève et de ses représentations à Addis-Abeba, Bamako, Banjul et Niamey. Dans le cadre de nos projets définis conjointement avec les Etats bénéficiaires et nos donateurs, nous délivrons des prestations hautement spécialisées visant à renforcer les processus politiques et techniques de gouvernance des institutions sécuritaires. Au travers de notre action, nous renforçons les capacités de gestion et d’organisation internes de ces institutions, ainsi que leur redevabilité envers les populations et les institutions démocratiques, dans le respect des droits de l’homme et du principe d’égalité des genres.

Au Sahel, le DCAF concentre ses efforts sur le Burkina Faso, le Mali et le Niger. Leurs frontières communes avec la région conflictuelle du Liptako-Gourma et la fragile démocratisation dans laquelle ils sont engagés ont conduit ces pays et leurs bailleurs de fonds à solliciter l’appui technique et financier du DCAF pour soutenir la réforme du secteur de la sécurité.

2.    Contexte d’intervention
Au lendemain de la crise de 2012 au Mali, la réforme du secteur de la sécurité (RSS) est apparue à la fois comme un vecteur et une condition préalable à la reconstruction post-conflit, cruciale non seulement pour la survie de l'État, mais aussi pour l’établissement d’une paix durable dans le pays et au Sahel. Le DCAF, présent au Mali depuis 2009 à la demande du Gouvernement et des partenaires nationaux, s'est particulièrement impliqué dans l'apport d'un appui stratégique, technique et financier au processus de RSS dans le cadre de l'accord de paix d'Alger de 2015. 

Le projet du DCAF « Renforcer la gouvernance du secteur de la sécurité au Mali, 2017-2020 », financé par le Royaume des Pays-Bas, vise à soutenir les parties prenantes maliennes dans la création d'institutions de sécurité démocratiquement gouvernées, efficaces et responsables en tant que fondement d'une paix et d'un développement durables.

Le projet se concentre sur la responsabilité du secteur de la sécurité, l'égalité des genre et la participation des citoyens à la gouvernance et à la réforme du secteur de la sécurité (G/RSS) à travers une approche multipartite. Il donne la priorité à l'appropriation locale, en s'alignant sur le Programme d'Action du Gouvernement (PAG) 2013-2018 et du Cadre politique de la CEDEAO pour la G/RSS.

3.    Cadre programmatique du projet « Améliorer la gouvernance du secteur de la sécurité au Mali ». 
Résultat 1 : L'exécutif adopte des stratégies et crée des structures et des politiques institutionnelles pour guider et gérer le processus de réforme du secteur de la sécurité, conformément aux principes démocratiques, au respect des droits de l'homme, à l'égalité de genre et à la primauté du droit ;

Résultat 2: Les institutions de sécurité intérieure, telles que la gendarmerie et la police nationale, adoptent des politiques et des pratiques leur permettant de s'acquitter efficacement de leur mandat (conformément à l'article 24 de l'accord de paix) et de répondre aux besoins de la population, dans un cadre transparent, le respect des droits de l'homme et l’égalité de genre ;

Résultat 3: Les acteurs du contrôle, y compris l’Assemblée nationale, les institutions nationales des droits de l’homme, les communautés et les groupes de la société civile, exercent leur rôle de contrôle externe du secteur de la sécurité et de l’exécutif de manière efficace et en défendant les objectifs de l’égalité de genre.

4.    Portée de l’évaluation
En étroite collaboration avec l’équipe du projet, les partenaires opérationnels et les bénéficiaires, le Consultant-Evaluateur aura à mener une évaluation finale avec les objectifs suivants :

  • Apprécier les résultats et les effets atteints par le projet, en se référant au cadre logique du projet ;
  • Apprécier l’efficacité de l’approche méthodologique utilisée par le projet – nos activités et nos méthodes - par rapport aux résultats attendus ;
  • Evaluer le niveau de participation et d’adhésion des partenaires et des bénéficiaires dans la réalisation du projet ;
  • Sur base des points ci-dessus, formuler des recommandations concrètes et spécifiques pouvant guider les prochaines interventions du DCAF au Mali.

5.    Critères de l’évaluation
Pour chacun des objectifs et résultats attendus du projet, l'évaluation devra répondre aux questions fondamentales suivantes réparties selon cinq critères d'évaluation que sont la pertinence, la cohérence, l'efficacité, l'efficience et la viabilité/durabilité. L’impact du programme sera également considéré comme une dimension transversale sous-jacentes aux initiatives du DCAF.  

  • Pertinence 
    • Les objectifs du DCAF sont-ils pertinents par rapport aux priorités globales des partenaires ? 
    • Les résultats attendus du projet du DCAF sont-ils pertinents par rapport aux objectifs du projet ? 
    • Dans quelle mesure des facteurs externes ont-ils impactés la pertinence de la stratégie programmatique du DCAF ? 
  • Cohérence
    • Dans quelle mesure l’intervention est-elle compatible avec les autres interventions du DCAF menées au sein du pays ?
    • Le projet du DCAF est-il cohérent avec les normes et critères internationaux pertinents auxquels le DCAF adhère ?
    • Dans quelle mesure le projet est-il complémentaire, cohérent et permet-il de créer des synergies avec d'autres interventions (externes au DCAF) en faveur de la RSS/G, dans le pays et dans la région ?
    • Dans quel mesure le projet a-t-il apporté une valeur ajoutée tout en évitant le chevauchement d’activités ?
  • Efficacité 
    • Dans quelles mesures les produits des projets du DCAF ont-ils contribués aux effets attendus du projet du DCAF ?
    • Quels sont les facteurs externes qui ont contribué à la réalisation, ou non des résultats escomptés ? 
  • Efficience
    • Dans quelle mesure les résultats et/ou les effets attendus ont-ils été obtenus avec la meilleure répartition couts/avantage ? ?
    • Y a-t-il des approches ou des processus qui pourraient être modifiés où améliorer dans le cadre d’une programmation future ?
    • Dans quelle mesure des facteurs externes ont-ils impactés l’efficience de l’approche du DCAF ? 
  • Impact
    • Mesure dans laquelle l’intervention a produit, ou devrait produire, des effets importants et de vaste portée, positifs ou négatifs, intentionnels ou non ?
  • Viabilité/Durabilité
    • A quel degré les projets du DCAF sont-ils alignés sur les priorités et stratégies nationales ainsi que sur les besoins locaux ? 
    • Compte tenu des approches du DCAF, peut-on espérer que les parties prenantes s’approprient les appuis du DCAF ? 
    • Compte tenu des approches du DCAF, peut-on espérer que les capacités nationales et locales développées et renforcées par les projets pourront produire des effets durables ?

6.    Méthodologie
DCAF mettra à la disposition de l’équipe d’évaluation les documents nécessaires à la compréhension exhaustive du projet : 

  • Le rapport de l’évaluation à mi-parcours ;
  • Le budget du projet ;
  • Les rapports narratifs trimestriels ;
  • Le cadre logique révisé et tout autre document pertinent.

Les méthodes générales pour conduire cette évaluation seront proposées par le partenaire de mise en œuvre mais elles pourront inclure :

  • Une revue documentaire des données disponibles en interne et externe ;
  • Des interviews semi-structurées à distance et/ou sur place ;
  • Les interviews avec les principaux informateurs à distance et/ou sur place ;

Une méthodologie plus détaillée ainsi qu’un plan de travail spécifique, y compris une matrice de conception par question principale d’évaluation, seront présentés par l'équipe d'évaluation.

7.    Principaux produits attendus 
Les produits spécifiques attendus de l’équipe d’évaluation sont : 

  • Produit 1 : Un rapport de démarrage qui illustre la compréhension de l’évaluateur des résultats attendus de l’évaluation et de la manière d’y parvenir. Ce rapport est basé sur les termes de référence, sur la documentation ainsi que sur les réunions préliminaires avec l’équipe pays (senior management, programme, suivi-évaluation). Ce rapport décrit notamment les stratégies, les activités, les produits et les résultats escomptés ainsi que les relations entre ces différents éléments. Le rapport initial devra comporter entre autres :
    • L’objet et la portée de l’évaluation : objets de l’évaluation clairement exposés et principaux aspects ou éléments de l’initiative à examiner. 
    • Critères et questions de l’évaluation : critères et les questions retenus lors de l’évaluation pour apprécier la performance et la logique.
    • Méthodologie de l’évaluation : Description des méthodes de collecte de données comparatives significatives et des sources de données à utiliser.
    • Matrice d’évaluation : Identification des questions clés de l’évaluation et la manière d’y répondre par les méthodes choisies.
    • Un calendrier des étapes clés, des prestations et des responsabilités.
    • Une liste détaillée des exigences en matière de ressources associées aux activités de l’évaluation et aux prestations présentées dans le plan de travail. 
    • Une proposition de format de rapport final
  • Produit 2 :  Le draft du rapport d'évaluation ne comptant pas plus de 30 pages en français (à l'exception du résumé exécutif et des annexes). 
  • Produit 3 : Une Présentation PowerPoint en français et une session d’échange interne résumant les principaux constats et recommandations basés sur le rapport.
  • Produit 4 : Soumission du rapport final en français comportant les recommandations et commentaires faits lors de la session d’échange sur le premier draft.

8.    Profil du candidat et compétences requises
L’équipe d'évaluation sera composée d’un évaluateur qui devra travailler en lien étroit avec les équipes du projet au siège et sur le terrain. L’évaluateur devra avoir une solide expertise en gestion de projet, en gouvernance, et sur les questions de paix et de sécurité. Il aura la responsabilité de proposer et de mettre en œuvre les solutions les plus adéquates pour la réalisation de cette évaluation.

9.     Calendrier de l’évaluation 
Le nombre de jours estimé pour la réalisation de ce travail est de quinze (15) jours. Le prestataire devra faire une proposition technique et financière détaillée (budget et chronogramme) qui sera évaluée par les équipes du projet.

Calendrier Durée (jours)   Activités et produits clés
5-10/07/21 3  Début des revues documentaires et briefing par le groupe de référence. Préparation d’un rapport initial (produit 1).
19-31.07/21  12  Conduite de l'évaluation terrain, collecte de données et analyse.
2-6/08/2021   5 •    Préparation et soumission du premier draft du rapport en français (produit 2) 
•    Préparer une présentation Powerpoint récapitulant les principaux constats du rapport et animer une session de présentation / discussions interne (produit 3)
13.08.21  1 Préparation de la version finale en français – rapport et présentation PWP (produit 4)



10.    Dossier de candidature 
Les consultants intéressés à soumissionner devront fournir un dossier complet comprenant les pièces suivantes :

  • Le CV du consultant ;
  • Une proposition technique et financière ;
  • Les références détaillées des expériences en lien avec la mission proposée.