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Consultant National – Communication institutionnelle - Mali

                                                                                                                                  
Projet : “Gouvernance du secteur de la sécurité au Sahel (Burkina Faso, Mali, Niger,)”

Invitation à soumissionner

Dans le cadre de son programme régional « gouvernance du secteur de la sécurité au Sahel », financé par le Danemark, la Division Sub-Saharienne du DCAF vous invite à soumissionner à l’appel d’offres décrit ci-dessous pour le recrutement d’un consultant national chargé de produire : 

« Une évaluation de la communication et de la gestion de l’information des principales institutions du secteur de la sécurité au Mali » 

Les propositions doivent être soumises électroniquement jusqu’au 21 avril 2021, à l’adresse africa.programme.roster@dcaf.ch, en mentionnant en objet « Appel d’offres DCAF Sahel – 2.1.1 – Mali ». 

La soumission doit être rédigée en français et assortie d’une durée de validité minimum de 30 jours. Les services proposés seront examinés et évalués en fonction de l’exhaustivité et de la conformité de la soumission avec les critères indiqués dans les Termes de Référence ci-dessous et du coût global de la prestation. La soumission qui répondra à l’ensemble des exigences et possèdera le meilleur rapport qualité/prix sera sélectionnée aux fins d’attribution du contrat. 

Description de l’appel d’offres

1)    Présentation du DCAF 
DCAF – Le Centre de Genève pour la gouvernance du secteur de la sécurité, se consacre à l’amélioration de la sécurité des états et de leurs citoyens dans le cadre d’une gouvernance démocratique, de l’état de droit, et dans le respect des Droits de l’Homme. Depuis sa création en 2000, il contribue à rendre la paix et le développement plus durables en aidant les états partenaires, ainsi que les acteurs internationaux qui les soutiennent, à améliorer la gouvernance de leur secteur de la sécurité grâce à des réformes participatives et inclusives. Il développe des matériels pédagogiques, fait la promotion de normes et de bonnes pratiques, délivre un conseil juridique, politique et technique, et appuie le développement capacitaire des parties prenantes tant étatiques que non-étatiques.

2)    Contexte programmatique 
Le DCAF intervient au Burkina Faso, au Mali et au Niger dans le cadre du programme régional danois pour la paix et la stabilisation dans le Sahel II (PSP II) conjointement avec des projets nationaux. L’objectif du projet du DCAF est de renforcer la supervision et le contrôle démocratiques du secteur de la défense et de la sécurité au Burkina Faso, au Mali et au Niger en contribuant à la mise en place de systèmes et d’institutions de sécurité sensibles au contrôle démocratique, respectueux des droits humains et de l’état de droit. 

« Le défi majeur commun au Burkina Faso, au Mali et au Niger est de parvenir à promouvoir la gouvernance démocratique de la sécurité dans un contexte de crise sécuritaire multidimensionnelle. »  D’une part, la persistance de l’insécurité mine la confiance des populations dans les forces de défense et de sécurité (FDS) et d’autre part le comportement et les actions de ces forces sur le terrain tendent à les couper des populations, au détriment de leur capacité à agir avec discernement et efficacité. C’est pourquoi à travers son objectif 2.1.1, le DCAF entend « Renforcer une image positive des FDS dans l’opinion publique et au sein de leur personnel par une meilleure communication publique, de portée nationale mais surtout dans le Liptako-Gourma, afin de construire et/ou conforter l’identité et les valeurs de leur institution ».

3)    Objectif général de l’activité 

La communication et le partage d’informations entre les institutions étatiques du secteur de la sécurité et les populations doivent être encouragés pour contribuer au renforcement de la confiance. 
La communication doit permettre d’apporter des informations compréhensibles, adaptées au public visé. Elle doit être basée sur des faits, elle doit être vérifiable pour être convaincante. Une véritable réflexion sur l’information du public ciblé s’impose, afin de répondre à ses besoins, et ainsi agir sur les relations qu’entretiennent population et institutions du secteur de la sécurité.  
Partant du postulat que la communication des FDS avec les populations pourrait être améliorée, particulièrement en période de crise sécuritaire, cette communication passe par des outils, des vecteurs, des médias, des codes et des messages, qui se doivent de répondre aux attentes et au besoin de connaissance de la population. C’est une condition au rétablissement de la confiance entre population et FDS.

L'activité proposée consiste donc à réaliser une évaluation de la communication et de la gestion de l’information des principales institutions du secteur de la sécurité notamment au sein du Ministère de la Sécurité et de la Protection Civile et du Ministère de la Défense et des Anciens Combattants. Cette évaluation sera assortie d’un plan d’appui opérationnel ciblé, afin de renforcer les capacités de communication des acteurs clés dans leur pays d’intervention et/ou dans la sous-région. 

Cette activité s’inscrit dans le cadre de résultats suivant : 
-Objectif spécifique 2 : Augmenter la confiance de la population du Liptako Gourma dans les institutions de sécurité gouvernementales.
-Réalisation 2.1 : Les échanges et les initiatives de communication sur les questions liées à la sécurité entre les institutions de sécurité de l'État, les représentants du gouvernement et les citoyens de la région de Liptako-Gourma sont renforcés.
-Activité 2.1.1 : Renforcer les techniques de communication des principales institutions sécuritaires afin de mieux communiquer en externe avec les communautés, la population et les dirigeants locaux (en particulier en cas de crise sécuritaire).


4)    Tâches du prestataire

•    Réaliser une évaluation de la communication et de la gestion de l’information des principales institutions du secteur de la sécurité notamment au sein du Ministère de la Sécurité et de la Protection Civile et du Ministère de la Défense et des Anciens combattants.
•    Développer un plan d’appui opérationnel ciblé, afin de renforcer les capacités de communication et de gestion de l’information des acteurs clés dans leur pays d’intervention, et/ou dans la sous-région. Ce plan d’appui sera à définir au cours de l’étude en tenant compte des besoins exprimés.

Le plan opérationnel ciblé pourra porter, selon les besoins exprimés, sur :
- Une stratégie de communication ;
- Un plan d’action pour les services de communication et de gestion de l’information ;
- Un plan de suivi & évaluation d’une stratégie ou plan d’action déjà existant ;
- Une ou plusieurs formations ciblées à l’endroit des acteurs clefs ;
- Le développement d’outils ou messages clefs spécifiques adaptés au(x) public(s) cible(s),
- Toute autre action pertinente répondant aux besoins exprimés au cours de l’étude.

5)    Orientations méthodologiques 
Le prestataire développera une méthodologie de travail appropriée pour la collecte d’informations qui pourra inclure des visites des services en charge de la communication dans le pays de l’évaluation. Soit de manière non exhaustive, au sein du Ministère de la Sécurité et de la Protection Civile, du Ministère de la Défense et des Anciens Combattants, des Directions Générales de la Police et de la Gendarmerie, ou des Services d’Inspection.

Il y conduira des entretiens semi-directifs individuels auprès des principaux acteurs clefs identifiés. Durant cette phase l’expert recueillera les circulaires ministérielles et les documents internes relatifs à l’organisation et au fonctionnement de la communication et de la gestion de l’information. 

L’évaluation devra, de manière non exhaustive :
-Identifier les enjeux clés, établir les forces, faiblesses, opportunités et menaces ;
- Analyser le contexte politique, social, économique, technologique et juridique
-Dresser un état des lieux des interventions déjà existantes en appui à la communication institutionnelle et gestion de l’information des institutions du secteur de la sécurité, au niveau national et dans le cadre de projet d’appui régionaux, bilatéraux ou internationaux (cartographie des acteurs) ;
- Elaborer une note de recommandations portant sur les domaines spécifiques de renforcement de capacités des institutions du secteur de la sécurité en matière de communication et de gestion d l’information, sur base de l’analyse des besoins.
-Mobiliser les acteurs rencontrés lors de l’évaluation et les préparer à la phase d’appui opérationnel.

6)     Les livrables 

1)    Un rapport de démarrage contenant une analyse du contexte, une méthodologie, un calendrier et une liste des acteurs ciblés ;
2)    Un projet d’évaluation et de plan opérationnel, pour validation et commentaires auprès du DCAF ;
3)    Une évaluation finale de la communication et de la gestion de l’information des principales institutions du secteur de la sécurité assortie d’un plan d’appui opérationnel ciblé ;
4)    Une contribution opérationnelle (à définir selon le plan d’appui opérationnel proposé).


7)    Chronogramme envisagé de l’activité (indicatif)

Etapes-clé

Date limite

Nombre de jours

Soumission des offres

21 avril 2021

 

Contractualisation

30 avril 2021

 

Réunion de lancement avec le prestataire

03 mai 2021

 

Livrable 1

05 mai 2021

03 jours

Livrable 2

21 mai 2021

10 jours

Livrable 3

28 mai 2021

05 jours

Livrable 4

15 juin 2021

02 jours

 

 

Total 20 jours

8)    Critères de sélection du soumissionnaire 

Le soumissionnaire (expert, consultant, organisation, société, bureau d’étude, …) devra être légalement reconnu dans son pays d’établissement et répondre au minimum aux critères ci-dessous : 
-    Au moins une ancienneté de cinq (05) ans dans le domaine de développement de stratégies, études et recherches, formations ou domaine connexes dans la zone sahel ; 
-    Expérience prouvée dans la communication, communication institutionnelle et gestion de l’information ;
-    Expérience prouvée dans l’élaboration de stratégies de marketing numérique ;
-    Expérience prouvée dans la conception d’outils de communication (fournir des exemples) ;
-    Une expérience en matière d’ingénierie de formation et de renforcement de capacités en matière de communication.
-    Une maitrise d’une des langues locales serait un atout.

9)    Modalités de l’appel à proposition 

Composition de l’offre technique : 
-    Lettre présentant l’expert ou l’organisation ;
-    CV de l’expert ;
-    Références détaillées des expériences en lien avec l’étude proposée. ;
-    Elaboration d’une courte note méthodologique assortie d’une offre financière en CFA et CHF sur 20 jours (voir calendrier) et d’un budget détaillé. Le montant maximal proposé par le soumissionnaire devra être de 6500 CHF (soit 3.849.160 CFA – taux du 29.03.2021 https://www1.oanda.com/lang/fr/currency/converter/)